Lorsque que j'étais enfant, je connaissais une vie de village tranquille ou
chacun(e) connaissait chacun(e), avec ses avantages et ses inconvénients.
Lorsque j'étais étudiante, je connaissais une vie de cité U presque tranquille
où nous nous connaissions et où, parfois, je découvrais quelques voisins
dansant sur des chaises lorsque j'essayais de dormir avant un examen, une vie
étudiante animée avec les avantages et les inconvénients des sanitaires
collectifs.
Lorsque j'étais parisienne, je connaissais une vie de résidente d'immeuble
classique, avec des voisins qui refermaient soigneusement la porte derrière eux
(et juste devant moi) et qui, bien que voyant que je réouvrais celle-ci avec ma
clé, ne répondaient pas à mes salutations polies ; qui hurlaient pour demander
le silence en pleine nuit ou venaient sonner chez ma voisine pour lui demander
d'arrêter de marcher dans son appartement ; qui chantaient du haut de leur 4
ans, 365 jours sur 365, "Joyeux anniversaire" à 6h du matin pour réveiller
leurs petits frères qui avaient hurlés de 2h à 4h, une vie de voisins anonymes
oubliant parfois leurs notions de savoir vivre, avec ses inconvénients.
Désormais, je connais une vie tranquille où je discute avec mon voisin par
dessus une haie de trop jeunes troènes et salue poliment mes autres voisins
dans les parties communes. Un voisinage agréable quoiqu'un peu distant, alors
lorsque la mairie de ma ville a mis en place sa campagne pour la Fête des
voisins j'ai franchi le pas, collé des affiches et attendu. La liste des
participants s'est allongée très très mollement, rafraichissant mon
enthousiasme.
Et puis hier soir, j'ai découvert l'équipe dynamique de la mairie de ma ville,
la gentillesse des commerçants de ma ville (et leurs délicieux produits
offerts) et surtout la chaleur de mes voisins ! Quel excellent moyen de débuter
un week-end...
Source image : rueduboisdemont.blogspot.fr