Je suis tombée sur sa biographie par hasard à la bibliothèque, sur un de ces chariots remplis de livre à ranger. La photo de la couverture m'a interpellé, la troisième de couverture m'a convaincu.

Isadora Duncan est une héroïne de roman, pourtant si elle était un personnage de fiction on pourrait penser que l'auteur a trop forcé le trait. Cette danseuse américaine, après une enfance pauvre un peu bohème dans une famille sans père, une fratrie incroyablement créative, se produisit aux Etats Unis et en Europe, n'oublia pas de construire un temple en Grèce, perdu ses deux enfants noyés dans la Seine, vécu une passion avec l'héritier Singer, ouvrit plusieurs écoles de danse, adopta de nombreuses petites danseuses, s'installa en Russie pour poursuivre son idéal révolutionnaire, épousa (pour un court moment) Sergueï Essenine puis revint en France, où son écharpe se prit dans la roue de la voiture décapotable au bord de laquelle elle se trouvait, mettant un terme à cette vie flamboyante et gracieuse.

Sa théorie de la danse est, de mon modeste point de vue, accessible, universelle et vibrante.
Certaines compagnies reprennent quelques une de ses œuvres (le CCN par exemple).

  

            


Je ne saurai que vous recommander vivement la lecture de son autobiographie :

Mes petites recherches pour ce billet m'ont permis (en plus d'avoir une envie frénétique d'acquérir certains livres, de passer au Père Lachaise déposer une fleur, d'aller en Grèce et  de danser un peu) de découvrir une exposition à venir au Musée Bourdelle Isadora Duncan - Une sculpture vivante • 1877-1927 (du vendredi 20 novembre 2009 au dimanche 14 mars 2010).

Arte a diffusé un documentaire sur Isadora Duncan en 2008, visible dans Google Videos et deux films sur sa vie ont été réalisés dans les années 60 (si vous savez où les trouver dites le moi !!).