J'ai, je le crains, une vision idyllique de la vie, alors parfois, forcément, je suis déçue par des choses qui paraissent anodines ou qui n'étonnent personne. Forcément certaines de ces choses concernent le monde du travail.

Depuis un petit moment, coincée par des obligations personnelles qui ne me permettent pas de claquer la porte et d'exprimer le fond de ma pensée, j'accepte des choses que mon être entier me crie de ne pas tolérer. J'ai consacré beaucoup de temps et d'énergie à sauver le projet bancal qu'on m'a confié. J'ai écopé sans cesse. Mon projet vogue désormais sur des eaux moins chaotiques et le bilan semble limpide, c'est moi qu'on a saboté.

J'erre entre tristesse et déception. Je m'en veux d'avoir une vision si naïve. En même temps, je ne veux pas être blasée, je ne veux pas changer. On me l'a rappelé aujourd'hui, la vie est une fête. Ne jamais s'ôter cela de la tête et avancer. Et entendre les piafs s'époumoner pour emplir nos oreilles de légèreté. Lever les yeux et profiter !