Pour être parfaitement honnête, je ne peux pas les remercier de m'avoir plaquée en y mettant les formes, car de rupture retentissante, de cris, de pleurs et d'esclandre je n'eus point. Des déclarations à la sauvette que j'ai parfois dû extorquer. Dois-je y voir une forme de lâcheté de feux les être aimés ? Les aurais-je effrayé avec la facilité de mes épanchements lacrymaux ? J'aurais pourtant tant aimé la totale : cris, vaisselle brisée, monologues dramatiques, scénographie tragique...

     

Quoiqu'il en soit, merci les nazes à vous ! Certes, je n'ai pas su transformer ces moments en belles chansons et me propulser en auteure compositeur interprète de talent, ayant opté pour l'option geekette massacreuse de ukulélé.

Certes, certes, mais quand même. Sans vous, j'ai appris à me connaître, à déterminer vaguement ce que je voulais faire de ma vie, à fixer ardemment mes principes de vie et j'ai pu rencontrer celui qui est mon soleil. En vous perdant, je me suis trouvée.

Je pourrais en gribouiller quelques rimes mais je les mettrais dans un tiroir, cachées sous un vieux mouchoir. Et pour les victoires de la musique 2011, je chanterai une chanson niaise aux effluves de santal.

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