Absurdouée

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lundi 15 février 2010

J'isadore Isadora

L'exposition Isadora Duncan au musée Bourdelle présente de nombreux documents sur cette personnalité atypique.

Depuis la lecture de son autobiographie, je dois avouer qu'Isadora Duncan est pour moi à mi chemin entre une icône et une idole, une femme passionnée et passionnante. J'avoue être davantage fascinée par sa personnalité que par sa danse, à la lumière du peu de chorégraphies que j'ai pu voir. En effet, il n'existe qu'un seul témoignage filmé de l'existence d'Isadora Duncan, une brève apparition à ciel ouvert de celle qui  refusa d’être filmée, considérant que "le cinéma de l’époque ne pouvait rendre le continuum du mouvement".

Si vous souhaitez vous faire une idée des chorégraphies d'Isadora Duncan, des promenades dansées sont proposées avec trois danseuses contemporaines : Catherine Gallant, Elisabeth Schwartz et Maroussia Vosse, les 21 février et 7 mars.

Cette exposition permet de découvrir quelques images du frère d'Isadora, Raymond Duncan qui vécut habillé "à la grèque" jusqu'à sa mort, ainsi que d'autres danseuse de l'époque : Loïe Fuller et Ruth Saint Denis pour les plus connues.

Les magnifiques pastels de Jules Grandjouan sont d'une beauté émouvante (le catalogue de l'exposition consacrée à ces œuvres par le CND en 2005 est disponible ici). Un simple trait de pastel suffit à retranscrire la grâce et l'énergie de la danseuse.

 

Cette exposition m'a donné une furieuse envie de me procurer des Femina du début du siècle, d'aller voir le Parthénon, de ressortir mes pastels, et puis, tout simplement, de trouver cette belle énergie qui semblait la mouvoir.

Et pour contraster ce billet, deux petits points négatifs :

  • Je n'ai pas du tout été séduite par le film Carnet d’un rêveur diffusé dans la salle des plâtres,  j'ai regretté de n'avoir pas consacré davantage de temps à la lecture des magasines de l'époque pour voir cette projection.
  • La boutique ferme bien avant la fermeture du musée, impossible d'acheter le catalogue de l'exposition. De façon générale sachez que les salles ferment 15 minutes avant la fermeture du musée.

Article intéressant ici.

Isadora Duncan (1877 - 1927) "Une sculpture vivante"au musée Bourdelle du 20 novembre 2009 au 14 mars 2010.

mercredi 28 octobre 2009

J'aime... Isadora Duncan

Je suis tombée sur sa biographie par hasard à la bibliothèque, sur un de ces chariots remplis de livre à ranger. La photo de la couverture m'a interpellé, la troisième de couverture m'a convaincu.

Isadora Duncan est une héroïne de roman, pourtant si elle était un personnage de fiction on pourrait penser que l'auteur a trop forcé le trait. Cette danseuse américaine, après une enfance pauvre un peu bohème dans une famille sans père, une fratrie incroyablement créative, se produisit aux Etats Unis et en Europe, n'oublia pas de construire un temple en Grèce, perdu ses deux enfants noyés dans la Seine, vécu une passion avec l'héritier Singer, ouvrit plusieurs écoles de danse, adopta de nombreuses petites danseuses, s'installa en Russie pour poursuivre son idéal révolutionnaire, épousa (pour un court moment) Sergueï Essenine puis revint en France, où son écharpe se prit dans la roue de la voiture décapotable au bord de laquelle elle se trouvait, mettant un terme à cette vie flamboyante et gracieuse.

Sa théorie de la danse est, de mon modeste point de vue, accessible, universelle et vibrante.
Certaines compagnies reprennent quelques une de ses œuvres (le CCN par exemple).

  

            


Je ne saurai que vous recommander vivement la lecture de son autobiographie :

Mes petites recherches pour ce billet m'ont permis (en plus d'avoir une envie frénétique d'acquérir certains livres, de passer au Père Lachaise déposer une fleur, d'aller en Grèce et  de danser un peu) de découvrir une exposition à venir au Musée Bourdelle Isadora Duncan - Une sculpture vivante • 1877-1927 (du vendredi 20 novembre 2009 au dimanche 14 mars 2010).

Arte a diffusé un documentaire sur Isadora Duncan en 2008, visible dans Google Videos et deux films sur sa vie ont été réalisés dans les années 60 (si vous savez où les trouver dites le moi !!).


lundi 7 septembre 2009

J'aime... Loïe Fuller

J'ai découvert cette danseuse dans une exposition qui lui était dédiée, car cette excentrique danseuse a inspiré de multiples artistes du mouvement Art Nouveau, elle fut également filmée par les frères Lumière.

Artiste novatrice, cette américaine revêtait de grand costumes et par ses mouvements de bras faisait naitre sur scène papillons et orchidées , "une féérie de lumières, de couleurs, de formes fluides." (citation d'Isadora Duncan). Elle fut la première à utiliser l'éclairage électriques pour ses mises en scène.

Immortalisée par Pierre Roche, Toulouse Lautrec ou encore Koloman Moser :

Les affiches de ses spectacles sont un voyage imaginaire très plaisant :

Images Wikimedia Commons

Mon affiche favorite est moins connue,c'est celle de l'exposition universelle réalisée par Emmanuel-Joseph-Raphael Orazi, les couleurs ont vieilli différemment selon l'impression, mais a toujours le même effet sur moi, un truc indescriptible mais incroyablement plaisant.

Image empruntée au blog Des chardons sous le balcon qui semble être le lieu privilégié de mes lectures des prochains jours.