J'ai lu ces derniers jours une série d'articles
sur le site lemonde.fr,
intitulée « Ma
vie sans internet ».
Cette série a retenu mon attention bien que je
l'ai trouvée assez inégale (probablement parce que j'y retrouvais par moment ma
conviction profonde et que j'ai même pu élargir ma réflexion sur le sujet,
autant certains points m'ont semblé excessifs, comme s'il semblait nécessaire
de forcer le trait).
La vie donc, c'est une semaine de
désintoxication d'internet, des réseaux sociaux, des blogs, des pages jaunes,
par quelqu'un qui manifestement a un usage ou plus intensif ou plus addictif
que moi.
Cette série arrive à un moment où j'ai décidé de
revoir ma façon d'évoluer sur internet, et comme j'aimais bien les
dissertations, je vais faire une série de billets en trois parties : thèse
antithèse synthèse :)
Thèse: Internet facilité
l'accès au savoir mais nous transforme en consommateurs insatiables et peu
capables de concentration
C'est la théorie de Nicholas Carr, blogueur américain et auteur
d'un livre
Est-ce que Google nous rend idiot ? Le sujet est également abordé en
(belles) images sur Les Madeleines de
Mady.
Parlons de Wikipedia. Je trouve ce site
fabuleux : par son fonctionnement, par la quantité d'informations disponibles.
Quel bonheur de déambuler au gré des liens de ce wiki magique, d'apprendre
mille choses utiles et inutiles. De même, de liens en liens, de journaux en
blogs, que d'informations sont à notre portée. Ma curiosité et mon appétit de
connaissances s'en trouve augmentés, et fort souvent, rassasiés.
Pour ce qui est de la concentration et de
l'incidence sur la lecture de long articles ou de livres, je suis assez
sceptique. Pour ma part, j'avoue que si je lis moins je pense que cela est dû
davantage à la réintroduction dans mon environnement d'un ennemi connu : la
télévision. Je pense que dans mes lectures en ligne, j'applique des principes
de lecture rapide que j'ai appris lors de mes cours de dissertation et de
synthèse : il s'agissait alors de faire une synthèse de 65 pages de documents
divers en 2h, rédaction incluse. Dans ce cadre, cette méthodologie ne me
semblait pas intuitive, c'est aujourd'hui ma nouvelle façon de lire en ligne.
Devant l'abondance de ressources, nous devenons plus sélectifs et nous
modifions nos usages de lecture. Sont-ils meilleurs ? Je pense que là nous
abordons la sempiternelle question des bienfaits du progrès. Et je n'ai pas de
réponse.
En tout cas, bienheureux lecteur, si vous lisez
cette dernière ligne, je vous le confirme vous n'avez aucun problème de
concentration ;) Vous êtes même résistants à mes lourdeurs d'expression, toutes
mes félicitations !