L'exposition Isadora Duncan au musée Bourdelle présente de nombreux
documents sur cette personnalité atypique.

Depuis la lecture de son autobiographie, je dois avouer qu'Isadora Duncan
est pour moi à mi chemin entre une icône et une idole, une femme passionnée et
passionnante. J'avoue être davantage fascinée par sa personnalité que par sa
danse, à la lumière du peu de chorégraphies que j'ai pu voir. En effet, il
n'existe qu'un seul témoignage filmé de l'existence d'Isadora Duncan, une brève
apparition à ciel ouvert de celle qui refusa d’être filmée, considérant
que "le cinéma de l’époque ne pouvait rendre le continuum du mouvement".
Si vous souhaitez vous faire une idée des chorégraphies d'Isadora Duncan,
des promenades dansées sont proposées avec trois danseuses contemporaines :
Catherine Gallant, Elisabeth Schwartz et Maroussia Vosse, les 21 février et 7
mars.

Cette exposition permet de découvrir quelques images du frère d'Isadora,
Raymond Duncan qui vécut habillé "à la grèque" jusqu'à sa mort, ainsi que
d'autres danseuse de l'époque : Loïe Fuller et Ruth Saint Denis pour les plus
connues.
Les magnifiques pastels de Jules Grandjouan sont d'une beauté émouvante (le
catalogue de l'exposition consacrée à ces œuvres par le
CND en 2005 est disponible
ici). Un simple trait de
pastel suffit à retranscrire la grâce et l'énergie de la danseuse.
Cette exposition m'a donné une furieuse envie de me procurer des Femina du
début du siècle, d'aller voir le Parthénon, de ressortir mes pastels, et puis,
tout simplement, de trouver cette belle énergie qui semblait la mouvoir.
Et pour contraster ce billet, deux petits points négatifs :
- Je n'ai pas du tout été séduite par le film Carnet d’un rêveur
diffusé dans la salle des plâtres, j'ai regretté de n'avoir pas consacré
davantage de temps à la lecture des magasines de l'époque pour voir cette
projection.
- La boutique ferme bien avant la fermeture du musée, impossible d'acheter le
catalogue de l'exposition. De façon générale sachez que les salles ferment 15
minutes avant la fermeture du musée.
Article intéressant
ici.
Isadora Duncan (1877 - 1927) "Une sculpture
vivante"au musée Bourdelle du 20 novembre 2009 au 14 mars
2010.