Absurdouée

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jeudi 15 avril 2010

L'inconnu du métro

J'adore imaginer la vie des gens que je côtoie brièvement dans les transports en commun. Le livre entre leurs mains, leur façon de marquer le rythme de la musique qu'ils laissent deviner, les fragments de leur conversation téléphonique, leurs vêtements, leur valise, leur violon, tout cela propulse mon imaginaire bien au delà des portes du métro, en plein air. Parfois j'aimerais leur parler, leur dire combien j'aime le livre qu'ils sont en train de lire, leur demander où ils ont acheté leurs chaussures, leur dire que je leur trouve une beauté charismatique, échanger.

Marie Dinkle, elle, a franchi le pas et a décidé de se renseigner et de nous présenter ces inconnus du métro, dans un blog très rafraichissant. L'inconnu du métro regorge de pépites, petite viennoiserie quotidienne à savourer avec son café.

Depuis que je lis les portraits de Marie Dinkle, j'ai envie de ne plus hésiter et d'aborder mes inconnus du métro ! Un mouvement à lancer, vous me suivez ?

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vendredi 12 mars 2010

Un cadeau de Noël en retard

Il est parfois bon d'être la pire des pères noël, d'avoir plus de deux mois de retard, d'aller au carrousel du Louvre à la nuit tombante, de déambuler dans ses vastes couloirs quasi déserts, de se remémorer des visites en nocturne du musée, de passer sous la pyramide, de sortir sur la place illuminée, de regarder une merveille architecturale avec en fond ce ciel parisien aux reflets violets, de profiter de cette délicieuse ambiance, d'oublier le froid et tout le reste.

Je ne vous incite pas à être la pire des retardataires, je vous propose une alternative : abonnez-vous au musée du Louvre (deux tarifs Jeune, jusque 30 ans), emmenez vos enfants (gratuit pour les moins de 18 ans), allez à la nocturne (désormais le vendredi), déambulez aux milieu de merveilles, sortez à la nuit tombée et admirez !

Petite photo informative, mais si vous en avez l'occasion, allez-y en vrai, c'est un moment qui s'aime avec les yeux et se regarde avec le cœur.

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lundi 15 février 2010

J'isadore Isadora

L'exposition Isadora Duncan au musée Bourdelle présente de nombreux documents sur cette personnalité atypique.

Depuis la lecture de son autobiographie, je dois avouer qu'Isadora Duncan est pour moi à mi chemin entre une icône et une idole, une femme passionnée et passionnante. J'avoue être davantage fascinée par sa personnalité que par sa danse, à la lumière du peu de chorégraphies que j'ai pu voir. En effet, il n'existe qu'un seul témoignage filmé de l'existence d'Isadora Duncan, une brève apparition à ciel ouvert de celle qui  refusa d’être filmée, considérant que "le cinéma de l’époque ne pouvait rendre le continuum du mouvement".

Si vous souhaitez vous faire une idée des chorégraphies d'Isadora Duncan, des promenades dansées sont proposées avec trois danseuses contemporaines : Catherine Gallant, Elisabeth Schwartz et Maroussia Vosse, les 21 février et 7 mars.

Cette exposition permet de découvrir quelques images du frère d'Isadora, Raymond Duncan qui vécut habillé "à la grèque" jusqu'à sa mort, ainsi que d'autres danseuse de l'époque : Loïe Fuller et Ruth Saint Denis pour les plus connues.

Les magnifiques pastels de Jules Grandjouan sont d'une beauté émouvante (le catalogue de l'exposition consacrée à ces œuvres par le CND en 2005 est disponible ici). Un simple trait de pastel suffit à retranscrire la grâce et l'énergie de la danseuse.

 

Cette exposition m'a donné une furieuse envie de me procurer des Femina du début du siècle, d'aller voir le Parthénon, de ressortir mes pastels, et puis, tout simplement, de trouver cette belle énergie qui semblait la mouvoir.

Et pour contraster ce billet, deux petits points négatifs :

  • Je n'ai pas du tout été séduite par le film Carnet d’un rêveur diffusé dans la salle des plâtres,  j'ai regretté de n'avoir pas consacré davantage de temps à la lecture des magasines de l'époque pour voir cette projection.
  • La boutique ferme bien avant la fermeture du musée, impossible d'acheter le catalogue de l'exposition. De façon générale sachez que les salles ferment 15 minutes avant la fermeture du musée.

Article intéressant ici.

Isadora Duncan (1877 - 1927) "Une sculpture vivante"au musée Bourdelle du 20 novembre 2009 au 14 mars 2010.

vendredi 29 janvier 2010

Les barricades

Vous connaissez certainement cette expression : "C'est Beyrouth" ou, peut être, si vous êtes plus jeune : "C'est Bagdad" -voire même si vous l'êtes moins : "C'est Verdun"- je me demande si l'expression de  la prochaine génération sera "Ce sont les Champs Elysées".

Hier, tout comme le mois dernier, à la veille de la Saint Sylvestre, l'avenue la plus belle du monde a revêtit ses habits anti-émeutes : protection ou masquage des vitrines, forces de l'ordre présentes ; prête pour l'après match.

Comme à chaque fois, je reste entre effarement et déception, il me semble que tout cela est bien loin du sens de la fête. Mais, dès ce matin, le shopping reprendra ses droits et peut être même qu'un camion s'impactera.

mercredi 28 octobre 2009

J'aime... Isadora Duncan

Je suis tombée sur sa biographie par hasard à la bibliothèque, sur un de ces chariots remplis de livre à ranger. La photo de la couverture m'a interpellé, la troisième de couverture m'a convaincu.

Isadora Duncan est une héroïne de roman, pourtant si elle était un personnage de fiction on pourrait penser que l'auteur a trop forcé le trait. Cette danseuse américaine, après une enfance pauvre un peu bohème dans une famille sans père, une fratrie incroyablement créative, se produisit aux Etats Unis et en Europe, n'oublia pas de construire un temple en Grèce, perdu ses deux enfants noyés dans la Seine, vécu une passion avec l'héritier Singer, ouvrit plusieurs écoles de danse, adopta de nombreuses petites danseuses, s'installa en Russie pour poursuivre son idéal révolutionnaire, épousa (pour un court moment) Sergueï Essenine puis revint en France, où son écharpe se prit dans la roue de la voiture décapotable au bord de laquelle elle se trouvait, mettant un terme à cette vie flamboyante et gracieuse.

Sa théorie de la danse est, de mon modeste point de vue, accessible, universelle et vibrante.
Certaines compagnies reprennent quelques une de ses œuvres (le CCN par exemple).

  

            


Je ne saurai que vous recommander vivement la lecture de son autobiographie :

Mes petites recherches pour ce billet m'ont permis (en plus d'avoir une envie frénétique d'acquérir certains livres, de passer au Père Lachaise déposer une fleur, d'aller en Grèce et  de danser un peu) de découvrir une exposition à venir au Musée Bourdelle Isadora Duncan - Une sculpture vivante • 1877-1927 (du vendredi 20 novembre 2009 au dimanche 14 mars 2010).

Arte a diffusé un documentaire sur Isadora Duncan en 2008, visible dans Google Videos et deux films sur sa vie ont été réalisés dans les années 60 (si vous savez où les trouver dites le moi !!).


dimanche 25 octobre 2009

Le papier d'arménie

Étant un peu malade je purifie l'air de mon appartement en brûlant du papier d'Arménie qui ne vient pas d'Arménie mais de Montrouge.

Personnellement j'adore cette odeur qui me fait pense à la pâte à modeler de mon enfance !

Et pour tou(te)s les fans de boite, une splendeur :

Quelques explications tirées du site de la marque :

Réputé depuis l’Antiquité pour ses propriétés antiseptiques, cicatrisantes et expectorantes, le baume de benjoin servait autrefois, en usage externe, pour traiter l’asthme, la toux et les enrouements. Son action favorable sur la psyché et la gestion des émotions lui vaut les faveurs des personnes tendues. On lui attribue des forces purifiantes, dont le principal effet est d’éliminer toutes les émotions et pensées impures et grossières.

On l'emploie pour chasser toutes les énergies négatives et combattre les idées noires ainsi que les tendances dépressives ou suicidaires : il développerait la jovialité et l'enthousiasme. En Malaisie, on l'utilise lors des cérémonies pour éloigner les diables pendant la récolte de riz. Les Indiens, quant à eux, dédient ce parfum sacré à la déesse Shiva.

mercredi 2 septembre 2009

J'aime... les parisiens

Ils sont de retours, je le vois bien dans les transports le matin, ils sont là. Ils sont tristes un peu d'avoir dû quitter le soleil pour retrouver le boulot. Tristes mais bronzés. Pour leur remonter un peu le moral, je voudrais leur faire ma plus belle déclaration : parisiens, je vous aime ! (Un peu simple, je le concède.)

Malaimés, mal considérés pourtant je vois bien en chacun d'eux cette petite étincelle. Ils vivent dans des appartements trop petits, entendent trop leurs voisins, ne voient pas assez le soleil, passent trop de temps dans les transports, ne dorment pas assez, n'ont pas assez de temps pour leurs proches, leur boulot n'est pas forcément épanouissant, cependant au moment où on s'y attend le moins ils vous décochent un grand sourire, vous propose de l'aide ou vous font rire. Parfois même ils dansent une valse au son de l'accordéon dans une rame de métro.

Continuez !

Photo de Ryanchirnomas sur Flickr sous licence Creative Commons


(J'assume parfaitement ma parisiennité, celle-ci s'étant affirmée à moi un jour ou je pestais intérieurement sur des porteurs de valises agglutinés à gauche dans un escalator.)

vendredi 28 août 2009

Je vais encore... rater la fête de Ganesh

Tous les ans à la fin des vacances, un joli défilé à lieu à Paris :

C'est la fête de Ganesh ou Ganesh Chaturthi, la fête du dieu hindou à tête d'éléphant. Je vous aurais bien raconté la version avec Babar que j'ai eu le grand bonheur d'entendre récemment mais pour tout connaître de Ganesha, avec moins d'imprécisions drôlissimes certes, je préfère vous laisser vagabonder sur les pages de Wikipedia, de liens en liens vous pourrez ainsi découvrir quelques aspects de la mythologie hindoue (après Sita chante le blues ça tombe bien !).

A Paris, il n'y a pas d'immersion dans la Seine des statues de Ganesh à la fin de la procession, mais il y a des plumes de paons, du camphre, des joueurs de flûte, de nageshvaram et de tambour, des danseurs et des danseuses (pieds nus c'est à signaler), un grand char et une ambiance unique.

Cette année c'est le 30 août (dimanche donc), le parcours débute et finit au  Temple de Ganesh et passe par la rue du Faubourg Saint Denis. Tous les détails sur le site du Temple de Ganesh.

Pour ma part, c'est ma 7ème année à Paris, et je n'ai réussi à m'y rendre qu'une seule fois, j'en garde un souvenir délicieux et vous recommande chaudement de vous y rendre si vous le pouvez !

mardi 14 juillet 2009

J'adoooore... le décarossage des stations de métro

Comme un petit retour dans le passé, lorsque la RATP réalise des travaux de modernisation dans des stations carrossées, surgissent de vieilles affiches de l'époque de la couverture de la station par le carrossage.

Mais qu'est ce que le carrossage ? Je cite Wikipédia qui vous l'expliquera mieux que moi : 
Après guerre, la généralisation de l’éclairage au néon mit alors en évidence la dégradation du carrelage des voûtes ; pour rompre avec l’uniformité du carrelage blanc et mieux mettre en valeur les affiches publicitaires, la RATP installe entre 1948 et 1967 un carrossage standardisé et coloré dans certaines stations : 73 d’entre elles reçoivent cette décoration. Ce carrossage a été depuis remplacé par une décoration plus récente dans la moitié des stations.


Photo de Swarve sur Flickr sous licence Creative Commons

C'est, à chaque fois, un moment précieux pour moi, et l'extrême brièveté de ce délicieux spectacle pour les yeux me touche encore plus. Les couleurs changent au fil des jours, les dégradations arrivent vite, avant que tout ne soit recouvert par le nouveau revêtement mural.

Hier soir, j'ai pu voir mon spectacle préféré à la station Odéon, mais je n'ai pu prendre le temps de l'immortaliser. En même temps, je préfère garder un souvenir purement impalpable de ces instants fugaces.

Où voir ces vestiges du passé ?
Dans la station Odéon
Sur Paris-émoi
Sur Flickr : l'album de C'est pas facile tous les jours, celui de Designwallah, les photos de Coulmont, celles de Bernifactory et tant d'autres encore...